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Chroniques
 
La force de la destinée
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 23 mai 2018
nicole@gfournier.com


Depuis des siècles, l’homme a déboisé et mis beaucoup d’énergie à construire des routes. Il a aussi appris à travers ses pratiques, à le faire en respectant les lois de Dame Nature et en composant avec tout ce qu’elle a pu mettre à sa disposition. C’est ainsi qu’avec le temps, le dessin de nos routes a été influencé par les emplacements des cours d’eau et des dénivellations et types de terrains. Les ingénieurs en génie civil ont participé à l’avancement de la science en introduisant d’imposantes infrastructures telles des viaducs, de majestueux ponts, dans le but de faciliter nos déplacements dans la plus grande sécurité et ce, tant en milieu urbain que rural.

On a déjà vu, Dame Nature se révolter et démontrer sa grande force en ramenant dans leurs lits, les rivières qu’elle avait elle-même disposées jadis, détruisant du même coup tout ce que l’homme pensait avoir bâti avec soins et instructions. Peu importe le lieu, Dame Nature demeure la maîtresse et directrice en toute catégorie. Les grands vents expansifs qui soufflent, le feu engendré par la chaleur torride, les pluies torrentielles qui sans fin se déversent, les embâcles printanières des rivières causées par l’accumulation des glaces, en sont des exemples. Au plan terrestre, peu importe l’avancement de la technologie, l’homme demeure bien faible, et sera toujours bien petit devant la puissance imprévisible et la force inépuisable de cette grande Dame.

De la même façon, on aura beau vouloir fignoler notre destinée et ce, peu importe la manière, la vie qui nous a été gratuitement rendue demeure une bien frêle essence, qui peut à tout moment nous être ravie.

La mort demeure cette force imprévisible et sournoise qui vient à notre insu, rompre le chemin du cœur qui a été emprunté depuis toujours, pour se rendre aux agréables conversations tenues avec papa, maman, grand-papa, grand-maman, un conjoint, un proche ou avec un ami. C’est ainsi que trop souvent, cette visiteuse inattendue vient creuser un grand trou vide que chacun tente de remplir à sa manière, lorsque l’un d’eux nous quitte. Certes, on ne peut rien contre elle. Le gros bon sens est sans doute de garder le cœur grand ouvert en toute conscience pour réaliser tout le bonheur et la chance d’être entouré au quotidien de toutes ces personnes qui font la beauté de notre vie, et d’en savourer chaque minute.

En ce sens, que cette nouvelle saison qui s’annonce soit favorable pour chacun de vous. Qu’elle vous permette de bâtir les plus belles passerelles qui embelliront votre vie, le plus précieux présent et à la fois, le plus fragile.

INFOS
En référence à l’article 5.14 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), saviez-vous que seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE à l’obligation d’offrir des services de soutien et de suivi pour la famille et les proches du défunt. Pour ce faire, elle doit remettre un guide d’accompagnement et les aider à remplir les formulaires administratifs et les démarches suite à un décès.
 
 
Murmure d’une fleur à gage
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 16 mai 2018
nicole@gfournier.com


« En ce jour d’inhumation, les cœurs tristes et gris de ceux qui t’aiment m’ont choisie pour faire révérence à ton précieux passage, je suis présente en leurs mains moites et unies, je suis leur messagère.

À leurs lèvres, je ferai porter par le vent des effluves d’espoir. Toutes et tous se surprendront à murmurer pour toi: “Qu’elle soit heureuse… Qu’il repose maintenant en paix…”

Je commanderai aux anges de passer en survol sur leurs épaules pour les envelopper de compassion.

Et c’est en leurs cœurs remplis de tristesse que je tenterai en tout honneur, d’évoquer le souvenir de ta voix, de ton regard, de ton odeur, de ta vie en laissant glisser un baume de tendresse sur la souvenance des jours heureux.

Je murmurerai à la vie de venir apaiser leurs peines dès l’aube jusqu’au crépuscule.

Et enfin sur ton corps en toute humilité, je m’étendrai pour te louanger.

Ma vie à moi sera courte, mais je souhaite que la paix que je porterai en cette minute, soit pour eux un bien-être qui n’ait pas de fin ; tel le message d’une immortelle petite fleur».

L’inhumation est un moment important qui marque la grandeur de la vie humaine et c’est en créant des souvenirs positifs par rapport à cet événement que la douleur et la peine s’estompent peu à peu, avec le temps. Il est aussi souhaitable de pouvoir parler avec nos proches de cet événement, de cet être cher qui est disparu, et de constater ensemble aussi toutes les étapes du cheminement de notre propre deuil, qui sont encore à venir …

Au cours des derniers jours et des journées qui viendront, vous avez été et serez nombreux à vous rendre au cimetière, peut-être une fleur à la main, pour vivre ce rituel qui est grand de sens.

Les membres du personnel de la Maison commémorative familiale Fournier seront là aussi pour vous accompagner et vous soutenir dans cette autre étape du deuil, soit celle de reconduire l’être aimé à son dernier lieu de repos, mais aussi pour commémorer la vie qui a été. La Maison commémorative familiale Fournier, de tout cœur avec vous …

INFOS
En référence à l’article 5.12 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), saviez-vous que seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE à l’obligation de démontrer qu’elle suit une procédure écrite qui contient des exigences pour l’inhumation et la mise en crypte des défunts de manière digne et sécuritaire.



 
 
Hommage à mamy
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 9 mai 2018
nicole@gfournier.com


« … Je sais qu’elle m’attend comme à tous les weekends. Comme dans un rituel que je ne manquerais pas pour rien au monde, je la visite dans son petit appartement toujours bien rangé, de la Résidence située au bout du grand boulevard. J’ai déjà hâte d’entendre sa voix douce et tremblotante me lancer : «Que je suis contente de te voir». Elle est ma confidente, mon amie; elle est pour moi la sagesse dont les recommandations et les conseils sont inestimables. Certes, ses idées sont souvent différentes des miennes, mais je sens dans ses interventions qu’elle me porte grand respect et qu’elle cherche constamment à me comprendre, ce que je tente de lui rendre sans prétention. Elle me raconte à l’occasion ses expériences qui me fascinent et qui me redisent à quel point cette femme a du mérite à mes yeux, et combien je l’aime. Elle a le regard fatigué mais rempli à la fois d’une lumière splendide, lorsqu’elle se raconte. C’est «ma mamy».

J’échangeais la semaine dernière avec ma mère où justement nous disions combien elle avait de la chance d’avoir une mère aussi fantastique dans sa vie, tout comme moi finalement.

Il est 10h30 et je compose son numéro pour lui annoncer que je serai là près d’elle dans la prochaine heure. Je n’ai pas de réponse. Un peu dupe, je décide de me rendre sans la prévenir. En me dirigeant sur la grande avenue, je vois au loin les secouristes des services de santé qui se préparent de toute évidence, à transporter une personne en urgence. Je gare ma voiture, je suis confuse en voyant ma mère à leur côté, les yeux rougis d’inquiétude. Les portes du véhicule d’urgence se referment et les sirènes se font rapidement entendre au moment où le fourgon jaune quitte les lieux en trombe. Mamy a du être transportée inconsciente. Le compte-rendu de ma mère par rapport à son état instable font décupler les idées sombres dans ma tète. Rapidement, ma mère et moi quittons les lieux et repérons le véhicule dont les gyrophares nous indiquent la route à suivre pour se rendre au centre de santé. Rendues à destination et après avoir emprunté les grands corridors de l’urgence de l’établissement, mon cœur éclate lorsqu’on nous annonce que mamy a été victime d’une défaillance cardiaque qui lui a été fatale. J’ai l’impression que le temps s’arrête. J’entends le bourdonnement des voix autour de moi, mais j’ai peine à communiquer avec qui que ce soit. Ma mère et moi sommes toutes deux, comme des épaves jetées en plein milieu d’un océan. Mamy, n’est plus.

J’ai vécu cette étape de ma vie entourée des membres de ma famille, de ses amis et de tout ceux qui ont eu la grande chance de la côtoyer, et qui en ces jours de tristesse se sont rassemblés auprès d’elle, et ont pleuré avec nous le départ de cette grande dame. Le temps m’a appris à voir ma mamy à travers les leçons de vie et les grandes valeurs qu’elle a su me laisser en héritage. Certes, je retourne souvent dans le jardin du souvenir de mon enfance pour revoir ma mamy, pour contempler son sourire de bonté, ses yeux charmants et j’aime croire qu’un jour, je pourrai la revoir. Ce jour-là, sans doute qu’elle me dira : «Que je suis contente de te voir». Mais d’ici là, j’espère avoir eu le temps de devenir mère à mon tour, puis mamy comme elle, pour tenter de représenter pour mes petits-enfants, tout ce qu’elle aura su être pour moi. Merci mamy d’avoir si généreusement fait partie de ma vie. Je t’ai aimée, je t’aime et toujours je t’aimerai…. »

À toutes les mères dont ce sera l’anniversaire ce prochain dimanche, nous souhaitons à chacune : «Joyeux anniversaire». Et nous offrons une pensée spéciale aux personnes qui vivront cette journée en l’absence de leur mère décédée.


INFOS
En référence à l’article 5.9.1 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), saviez-vous que seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit démontrer qu’elle suit des procédures écrites qui couvrent les exigences relatives à la présentation du défunt ou de l’urne contenant des cendres.
 
 
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 2 mai 2018
nicole@gfournier.com


Tout bonnement, il y a tant de mots qui font partie de notre vocabulaire que nous utilisons dans notre quotidien sans jamais prendre le temps véritablement d’en ressentir tout le sens. La commémoration par exemple, qu’est-ce que ça veut dire vraiment …

Commémorer : c’est se rappeler d’une personne chère, ou un moment important de notre vie. Commémorer, pourquoi est-il si important de le faire ?

• Pour clamer la reconnaissance des générations qui nous ont précédés;
• Pour rendre hommage et justice à quelqu’un qu’on aime;
• Pour affirmer l’absence d’une personne qui a déjà appartenue à une communauté;
• Pour raviver la conservation de nos souvenirs et lutter contre l’oubli.

Commémorer c’est un rituel qui nous permet de maintenir le souvenir d'une personne qui a laissé sa trace dans nos vies. Il n’y a pas de moment à privilégier pour commémorer nos souvenirs :

• De grand-papa qui m’a transmis ses connaissances de la forêt, qui fait qu’à chaque fois que je m’y rends, j’ai une pensée pour lui;

• De grand-maman qui m’a appris les secrets de ses recettes au goût unique, qui fait que lorsque je fais la cuisine, je réussis à perpétuer le souvenir de ses plats;

• De papa qui m’a transmis le plus bel héritage, les vraies valeurs de la vie, qui fait que lorsque je vois moi-même mes propres enfants évoluer avec grâces, je sais qu’il y est pour quelque chose;

• De maman qui m’a donné de façon inconditionnelle depuis ma naissance, tout l’amour et les soins dont j’ai eu besoin, qui fait qu’à chaque jour, je peux lui rendre hommage en la remerciant de m’avoir donné le don le plus précieux, ma vie;

• De mon enfant chéri qui a été dans ma vie trop peu de temps, mais qui de par son court passage parmi nous, a semé la joie et réuni bon nombres de personnes, toujours on se souviendra de lui;

• De notre ami qui a toujours été là pour partager nos peines et nos joies, qui fait qu’à chaque fois que l’on se retrouve entre amis, il nous fait plaisir de parler ouvertement de lui et de tout ce qu’il a été pour nous.

Tout au long de l’année, plusieurs familles sont appelées à vivre l’inhumation d’une personne qui leur était chère et c’est une étape qui sans doute, vous conduit bien malgré vous, à la boîte intérieure de vos souvenirs. De par l’exercice de commémoration de ces êtres qui vous ont été chers, je vous souhaite de retrouver la paix du cœur dans tous ces bons et doux souvenirs de l’héritage qu’ils vous ont laissés. Commémorer, c’est se rappeler LA VIE...


INFOS
Saviez-vous que des mesures appropriées doivent être prises pour assurer l’identification du défunt à l’arrivée au crématorium, pendant la crémation, et jusqu’à la destination finale des cendres. À cet effet, un pièce d’identification métallique numérotée doit accompagner le défunt tout au long du processus de crémation et doit être déposée dans l’urne avec les cendres (réf. art.5.10.3 du document BNQ 9700-699)
 
 
Par la main
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 25 avril 2018
nicole@gfournier.com


Je contemplais ces derniers jours le paysage et ses grands espaces qui sont à perdre leur couleur blanche immaculée. La fonte des neiges fait son œuvre faisant glisser dans les rivières et ruisseaux la débâcle de ses eaux. Tout là-haut, le chant des oies dans le ciel vient attirer mon attention. Je suis fascinée comme à chaque année, par le cortège des nombreuses flèches que dessinent ces oiseaux migrateurs dans le haut sommet. Dans le cycle de leur court passage, elles s’arrêtent quelques instants pour reprendre leur souffle et refaire le plein, formant d’immenses nappes blanches dans les plaines et sur le bord des plans d’eau, avant de poursuivre leur mission de messagères. Elles savent se respecter et sont là à s’attendre les unes et les autres. Chacune de ces oies ne pourraient à elle seule livrer le message printanier que la communion de ce groupe de gibiers à plumes vient transmettre à chaque printemps, pour faire renaître en nous cette explosion d’allégresse.

À l’image de ces oiseaux, nous naviguons en communauté l’espace d’une vie et nous avons tous les uns envers les autres un devoir d’attention. Inutile de faire l’autruche, nous traversons cette existence dans la dépendance : besoin de la couturière pour se protéger des grands froids, besoin de la patience d’une bonne institutrice pour apprendre à lire et à écrire, besoin du fermier qui nous procure une variété de produits laitiers, besoin du marchand qui remplit la table de denrées, etc… Bref, nous ne pouvons vivre sans les autres, il nous les faut à tout prix. En société comme en famille, nous nous tenons tous mutuellement par la main.

Pourquoi donc, lorsque vient le temps de quitter cette terre, faudrait-il ignorer cette réalité qui a fait partie de toute notre existence. Lorsqu’une personne chère nous quitte, nous avons davantage besoin de notre entourage pour nous aider à vivre ces moments difficiles. Conséquemment, au nom de «tout» ce que vous êtes, au nom du lien qui vous unit aux membres de votre famille, de votre communauté, il est important de bien peser les décisions que vous prenez pour la disposition de votre corps suite à l’envolée de votre propre vie, ne perdant jamais de vue que les choix que vous faîtes sont par souci de tous ceux qui restent. N’oubliez jamais que des rituels appropriés permettent de vivre plus sereinement les départs. Par exemple, il est reconnu que l’exposition du corps humain permet aux familles endeuillées de réaliser le réel départ de l’être cher, une étape du deuil importante qu’il ne faut pas prendre à la légère et surtout ne pas escamoter et ce même si à priori, elle semble difficile à vivre. De plus, cette étape offre un temps pour recevoir les témoignages d’amour et de soutien des proches. Elle favorise l’émergence et l’échange de souvenirs, elle permet de faire des adieux personnalisés qui aident grandement à amorcer le processus de guérison du deuil, et elle atténue le sentiment de solitude en ces circonstances.

Après avoir songé à toute l’importance de respecter ceux qui restent, après avoir navigué avec eux en communauté pendant toute une vie, quand s’annoncera la fin de notre destinée et qu’après le dernier souffle nous devrons quitter nos grandes plaines, permettons que tous puissent trouver sereinement la direction de la guérison. Et pour tous ceux qui restent, il est vital de savoir être là les uns pour les autres dans ces grands moments de tristesse. C’est ainsi que tous ensemble nous devons continuer à se tenir solidairement la main pour prolonger le feu de la vie qui s’éteint.


INFOS
Saviez-vous que la Maison commémorative familiale Fournier en toute transparence, présente périodiquement à un vérificateur externe du Bureau de Normalisation du Québec l’examen des documents de l’entreprise et ce, dans le but de répondre pour vous, à toutes les exigences de la certification et de s’assurer qu’elles sont respectées.
 
 
Prendre le temps de vivre son deuil
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 18 avril 2018
nicole@gfournier.com


Le temps s’est épuisé, la vie s’est dissipée… un être cher vient de quitter les siens et toute une communauté. Tout votre être a mal à subir la peine et le désarroi qui vous habitent.

Si vous ne vous l’étiez pas encore permis avant ce moment-là, il est venu le temps de vivre votre tristesse pour vous en libérer, d’explorer cette route intérieure et d’exprimer ce que vous ressentez, et l’outil le plus humain pour ce faire sont les larmes. Le fait de pleurer vous permettra de laisser place à d’autres émotions; les larmes sont la plus saine expression de la peine …

Ne permettez à personne de votre entourage de vous empêcher de vivre cette étape, en vous disant : Ne pleure pas! Il est reconnu que les larmes retenues et refoulées auront plutôt tendance à se multiplier avec le temps. Un deuil non vécu refera inévitablement surface.

Il s’agit pour chacun et chacune d’emprunter un corridor très personnel et unique à l’image de la relation tout aussi unique que vous entreteniez avec l’être disparu, et de conjuguer avec vos émotions pour vous diriger petit à petit et à votre rythme sur le chemin de la guérison. Chaque relation est unique et elle laisse des traces uniques dans nos souvenirs. Il revient donc à chacun et chacune de trouver ce qui fait sens pour lui ou pour elle ...

Avec le temps, de douces images de l’être aimé pourront alors rejaillir à votre esprit et créer les plus beaux souvenirs de demain. Vous pourrez alors réapprendre à poursuivre la vie différemment en laissant place à la lumière. Prenez le temps de vivre votre deuil !

À vous tous qui vivez ces moments difficiles, soyez assurés de l’indéfectible soutien empathique des professionnels et officiers en rituels funéraires (PRF et ORF) de la Maison commémorative familiale Fournier qui sont là, à votre écoute, avant, pendant et après les rituels funéraires !


INFOS
En référence à l’article 5.13 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), saviez-vous que seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit avoir une procédure écrite qui traite des diverses possibilités concernant la destination finale des cendres, notamment l’inhumation, la mise en niche dans un columbarium, la remise des cendres à la famille et lorsque nécessaire, l’entreposage des cendres non réclamées.
 
 
Les rituels funéraires suscitent-ils plus de peine que de bienfaits ?
Par Josée Jacques, psychologue
le 11 avril 2018


Un rituel est un geste ou un ensemble de gestes que l’on fait pour donner un sens à un événement. Il peut s’agir de lire un texte significatif, de présenter un montage vidéo, d’allumer une bougie au son d’une musique spécifique, etc. Ces gestes sont aussi faits pour apaiser l’intensité des émotions associées à un événement important. Il s’agit donc d’une activité précise qui peut se vivre avec d’autres personnes et qui vise l’expression symbolique d’un message.

Or, des gens attribuent quelquefois une connotation négative aux rituels funéraires. «Cela suscite trop d’émotions. Je sais que cela me fera pleurer», disent-ils. Cette expression émotive, bien qu’elle puisse être douloureuse, fait partie du processus de deuil. Il est vrai que les rituels funéraires permettent souvent aux personnes endeuillées d’entrer davantage en contact avec leurs émotions et de les exprimer. Or, il s’agit aussi d’une façon de voir leur deuil reconnu par leurs proches et de bénéficier de leur soutien. Les rituels et les émotions qui lui sont associées aident à reconnaître la perte, première tâche importante pour la résolution d’un deuil.

En effet, les personnes endeuillées, à des degrés divers, ont de la difficulté à admettre que la mort est survenue et qu’elle est irréversible. Les façons les plus habituelles de contourner cette tâche (la reconnaissance de la perte) sont de refuser de parler du défunt ou de voir le corps, ou encore de se dispenser des rituels funéraires. Pourtant, le fait de revenir sur la réalité de décès permet cette reconnaissance sur le plan intellectuel et affectif.

Ainsi, plusieurs bienfaits sont associés aux rituels funéraires; ils permettent de :

• Confirmer la mort
• D’exprimer ses émotions
• De recevoir un soutien social
• De reconnaitre les différentes pertes associées à la mort d’une personne
• De se rappeler l’unicité et les qualités du défunt
• De donner un caractère sacré et spirituel à la mort
• La tristesse est souvent l’émotion prédominante lors de la mort d’un être cher.
La laisser s’exprimer permet de s’en libérer.
 
 
Selon vos volontés
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 4 avril 2018
nicole@gfournier.com



Certains d’entre vous songez à faire part de vos volontés à vos proches et ce, concernant la façon dont vous souhaitez que l’on dispose de votre corps au moment de votre décès. Nous vous suggérons de prendre le temps d’avoir des échanges avec eux à ce propos. Vous pouvez également venir rencontrer un professionnel en rituels funéraires de la Maison commémorative familiale Fournier qui saura vous guider judicieusement et vous respecter selon vos choix et votre budget. Vous pourrez faire l’inscription de vos volontés par le biais d’un contrat préalable de services funéraires ou d’un contrat en testament en rituels funéraires. Au fait, vous êtes-vous déjà demandés ce qui motivait vos choix à ce sujet ?

En y pensant bien, la nature de la volonté est d’abord engendrée par le désir qui se forme dans l'imagination, la mémoire, les expériences partagées avec d’autres personnes ou encore par des croyances sociales. Et lorsque le désir s’installe de manière durable et prend pleine force, il devient «volonté». La volonté s’interprète par des choix volontaires et libres que l’on fait et qui sont souvent déterminés par des causes culturelles, morales ou religieuses dont nous n’avons même pas conscience. Dans ce cas, la volonté n’est peut-être finalement qu’un piège qui dissimule notre soumission à se conformer à des principes sociaux qui guident nos choix à notre insu. En fait, il faudrait se demander si l’on fait des choix pour répondre à une demande de la société, à une demande de nos proches, pour faire comme les autres, ou si l’on fait des choix pour répondre à nos valeurs spirituelles et personnelles tout en se gardant soucieux du bien-être d’autrui. L’important dans tout ça, est d’avoir la capacité de juger et d’anticiper avec conscience, tous les effets et les éventuelles conséquences que nos choix pourraient occasionner dans le temps. Surtout lorsque l’on fait référence à nos volontés, à nos choix qui seront inscrits à nos préarrangements funéraires. Il faut se faire un tant soi peu visionnaire par rapport à la façon dont nos proches pourraient vivre notre départ dépendamment des choix que nous faisons ; surtout que nous n’auront aucunement à en subir les effets nous-mêmes. Il faut donc faire une grande réflexion par rapport à la question. Suite aux potentiels échanges que vous pourrez avoir eu avec vos proches, peut-être serez-vous de ceux qui diront, par exemple:

«Selon mes volontés, je souhaite que l’on apporte des soins à mon corps suite à mon décès pour permettre aux personnes signifiantes dans ma vie de passer un moment avec moi dans toute ma dignité» ;

«Selon mes volontés, je souhaite être exposé(e) pour permettre aux membres de ma famille, à mes amis et aux membres de ma communauté d’amorcer cette période de deuil, de leur donner un temps d'arrêt et la possibilité de se réunir à la Maison commémorative;

«Selon mes volontés, je souhaite qu'il y ait une célébration pour ceux et celles qui désirent marquer par un évènement unique l'importance de ce qu'ils vivent, ressentir la force apaisante du regroupement et la recherche d'un sens à la vie qui continue en assistant à ma cérémonie du cœur»;

«Selon mes volontés, je souhaite que la crémation de mon corps ait lieu après la cérémonie du coeur au crématorium de l'est de la Maison commémorative familiale Fournier et que mes cendres soient mises en terre au cimetière dans le lot familial ou au Columbarium Jardin de la mémoire».

Peu importe quels sont vos choix, tout est mis à votre disposition à la Maison commémorative familiale Fournier afin que vous soyez respectés, selon vos volontés.


INFOS
Saviez-vous qu’une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires doit aborder avec le mandataire, les sujets tels que: la préparation du défunt en vue de sa présentation et de sa destination finale ainsi que les points qui sont relatifs au déroulement de la célébration commémorative - Référence document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699) article 5.2.3.7.
 
 
Le congé de Pâques : une occasion d’échanger
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 28 mars 2018
nicole@gfournier.com


Au cours de la prochaine fin de semaine, dans la plupart des familles, il y aura un brunch, un dîner ou un souper de Pâques. Le jambon et les bons plats à l’érable seront sans doute à l’honneur pour régaler les estomacs les plus gourmands. Et pourquoi ne pas profiter de cette occasion pour nourrir également votre cœur et favoriser les échanges avec ceux qui vous entourent.

Pour les membres des familles endeuillées qui vivront cette journée en l’absence de quelqu’un qui fut important pour eux, il y a peut-être beaucoup de peine et d’émotions qui seront aussi au rendez-vous. Pendant ces périodes de festivités, lorsque vos souffrances viennent vous envahir et prendre toute la place, deux possibilités s’offrent à vous.

Le premier scénario possible , vous vous efforcez d’ignorer toutes les émotions qui sont emprisonnées au fond de votre gorge, qui vous étouffent, qui ont tendance à vous rendre impatients, ternes et tristes. Refermé sur vous-même, vous vivez très difficilement ces jours en espérant qu’ils seront vite passés, tout en vous privant ainsi d’un moment précieux de partage avec les membres de votre famille.

La deuxième issue pourrait être des plus enrichissantes et pourrait vous procurer une certaine quiétude une fois vécue. Au moment où vous serez rassemblés, un membre courageux de la famille pourrait prendre la parole, nommer la personne décédée et ouvrir le partage sur les émotions qui vous habitent tous à ce moment précis. Il est probable que ces échanges deviennent à la fois très émouvants et peut-être même déstabilisants, mais combien importants et salutaires dans votre processus personnel de deuil. Ainsi vous pourrez ensuite être plus sereins et capables de prendre part à la fête et de vous amuser un peu, sans doute ce qu’aurait souhaité pour vous, l’être aimé qui vous a quitté.

En conclusion, il faut retenir que l’expression de ces émotions vient mettre des mots sur ce que provoque l’absence de la personne décédée en chacun et chacune de vous, tout en vous apportant une certaine libération.

Celan n’a rien de honteux ... au contraire, cela est tout à fait sain et légitime.

Les professionnels en rituels funéraires (PRF) et les officiers en rituels funéraires (ORF) de la Maison commémorative familiale Fournier s’unissent pour souhaiter personnellement à chacune et chacun un bon congé de Pâques et présument pour vous de doux et bons moments entourés des membres de votre famille.


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Saviez-vous qu’une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires se doit de démontrer qu’elle suit des procédures écrites qui couvrent les exigences relatives à la présentation du défunt ou de l’urne contenant ses cendres. - référence au document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699) article 5.9.1.
 
 
Étapes du deuil : l'héritage
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 21 mars 2018
nicole@gfournier.com

Après avoir détaillé pour vous au cours de ces dernières semaines les étapes du deuil, nous voici rendu à l’ultime et dernière phase de ce «passage obligé» soit l’héritage, cette période permet à l’endeuillé de voir ce qu’il peut retirer de cette grande expérience humaine.

Jour après jour, la souffrance engendrée par la perte de l’être cher s’estompe petit à petit malgré que l’endeuillé continue à ressentir un très grand vide. Le temps est alors propice pour combler ce vide en l’enrichissant de tout ce que cette relation terrestre qui est terminée, a pu apporter.

Il est temps par exemple pour l’endeuillé de faire le bilan des qualités, des valeurs qui l’ont attirées chez la personne décédée; de se rappeler qu’est-ce qu’il a recherché ou aimé dans la relation qu’il a entretenue avec l’être disparu. Cela peut se traduire par : une nouvelle façon d’envisager la vie, un nouveau centre d’intérêt, une certaine douceur, l’amour de la musique ou des arts ou encore une nouvelle manière de prendre soin de soi.

Inévitablement, la personne décédée n’a pas pu vivre auprès de son entourage sans y laisser quelque chose d’elle-même et en contrepartie, la personne endeuillée a investi d’elle-même également dans l’être aimé, parfois même inconsciemment avec certaines attentes.

Afin de ressortir grandi de cette expérience le plus sereinement possible, l’endeuillé peut reprendre possession au plan spirituel de tout ce qu’il a investi dans l’être aimé au cours de la relation. L’endeuillé doit reconnaître également la richesse intérieure acquise auprès de la personne décédée et ce, en la remerciant pour tous les projets réalisés ensemble, pour toute l’affection manifestée, pour tous les cadeaux reçus sans souvent en avoir été conscient, pour les attentions de tous les jours, pour lui avoir transmis ses connaissances et la maîtrise de les utiliser.

L’endeuillé peut enfin se féliciter d’avoir persévéré dans la résolution de son deuil, se féliciter également de s’être découvert une nouvelle force intérieure, pour avoir acquis une nouvelle sensibilité et pour avoir fait de sa souffrance une indéfinissable source de maturité. C’est après ce long processus que la vie peut reprendre son plein essor et suivre son cours.

Quant aux êtres disparus, ils ne sont jamais oubliés tant qu’ils vivent au plus profond du coeur de ceux et celles qui sont nourris de leurs plus beaux souvenirs.

Les professionnels en rituels funéraires (PRF) et les officiers en rituels funéraires (ORF) de la Maison commémorative familiale Fournier, des gens qui sont sensibles à votre peine et qui sont là quotidiennement près de vous, qui sont là pour vous.

Source : Documentation inspirée par le travail et les écrits de Jean Monbourquette
 




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