MENU
Aide Successoral Fragment life Partenariat Professionnel

Hommages

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à notre Maison commémorative familiale.

Hommage à Mme Marie-Jeanne OUELLET

Hommage à Mme Marie-Jeanne OUELLET

Hommage à madame Marie-Jeanne-Ouellet, lu à la Maison commémorative familiale Fournier de St-Noël, le samedi 25 juillet 2020, jour de la célébration commémorative. Marie-Jeanne tu étais une bonne vivante, pas compliquée du tout. Pour toi, peu importaient les peines et les joies que la vie t'apportait. Tu trouvais toujours un bon côté à la vie, convaincue que tout finirait par s'arranger pour le mieux. Marie-Jeanne, tu étais une femme généreuse. Tu t'inquiétais toujours pour ta famille. Tu ne voulais pas à aucun prix, qu'il lui arrive quelque chose. Tu n'avais pas peur de donner de ton temps pour aider les autres : des petits travaux pour les uns, un petit coup de main pour le autres et un petit voyage pour aller conduire et accompagner quelqu'un à l'hôpital à un rendez-vous, à l'épicerie et j'en passe. Tu étais aussi une personne courageuse. Tu as partagé de beaux moments avec tes enfants que ce soit pour la glissade l'hiver, la baignade l'été et bien d'autres activités dont ils se souviennent tous. Malgré la perte de quatre enfants, tu as pris ton courage à deux mains pour bien t'occuper de ton mari, de Diane, Johanne et Francis tout en vaquant au train-train quotidien. Marie-Jeanne, tu nous donnais souvent l'impression d'être une femme inébranlable, mais au fond, quand on te connaissait bien, tu étais une grande sensible, une femme de coeur. Tu as travaillé comme concierge à l'école pendant seize ans. Tu adorais ton boulot et tu t'occupais très bien des jeunes. Tu étais là tous les matins, beau temps, mauvais temps, sourire aux lèvres et à la fin de la journée, je peux affirmer que la vadrouille n'avait plus de secrets pour toi. Je dirais même que parfois, c'était un défoulement. Tu as servi au sein de la Garde paroissiale durant vingt ans et tu en as été aussi la secrétaire. Tu as aussi été membre de plusieurs organismes de la municipalité­. Marie-Jeanne, tes enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants étaient ta priorité. Tu les aimais et tu aurais fait n'importe quoi pour eux afin de t'assurer de leur bien-être. Ils ont tous en tête le souvenir de nombreuses situations où tu as été là pour les écouter, les épauler, les encourager, les conseiller. Le fait de leur jouer des tours et de t'en faire jouer, de t'amuser avec eux, de leur cuisiner de bons repas et bien sûr, des petites gâteries, t'ont permis de garder ton coeur d'enfant, un coeur en or comme toutes les mamans et grands-mamans. Marie-Jeanne, la vie a fait que tu es partie un peu trop vite à leur goût. Tu vas leur manquer mais tu seras toujours présente dans leur coeur et tu les accompagneras chaque jour du reste de leur vie. Pour certains, le téléphone a cessé de sonner pour d'autres, les visites ont également cessé, laissant un grand vide au sein de ta famille et de ta famille élargie. Les dernières années de ta vie, tu as vécu un peu plus pour toi-Même. Tu t'es fait plaisir. Tu t'es gâtée autrement dit, tu t'es fait des cadeaux à toi, de toi. Par exemple : tu te permettais d'aller au restaurant à chaque fois que ça te tentait. Tu partais pour St-Adelme rendre visite à des gens de ta famille. Tu comprends qu'il est impossible d'énumérer toutes les petites balades effectuées en auto avec tes amies. Marie-Jeanne, je dois te dire que tes enfants étaient et seront toujours fiers de toi. Ils te remercient d'avoir illuminé leur chemin tout au long de ta vie. Pour terminer, je crois que tous les gens réunis ici aujourd'hui sont persuadés que tu as fait bonne route, que tu as apprécié ce dernier voyage et que tu t'es laissée conduire sagement vers ta nouvelle maison. Pour une fois que c'était pas toi qui avais les deux mains sur le volant, j'espère que tu en as profité pour admirer le magnifique ciel rempli d'étoiles qui t'attendaient pour te serrer dans leurs bras. (quelques mots de Cindy, petite-fille de Marie-Jeanne) Mamie n'avait pas peur de la mort. Sa plus grand peur, c'était de laisser ses enfants, ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants dans ce monde en sachant que personne ne les aimerait autant qu'elle. Maman, Mamie, Mamie Jeanne, sois rassurée, tu vivras en chacun de nous et lorsque nous parlerons de toi, ce sera avec le sourire, un sourire complice. Tendrement Ta famille qui t'aime.


Facebook Partager sur Facebook

Hommage à Mme Gertrude LÉVESQUE, AYOTTE

Hommage à Mme Gertrude LÉVESQUE, AYOTTE

Hommage à madame Gertrude Lévesque, lu à la Salle des rituels de la Maison commémorative familiale Fournier à Amqui, le 21 mai 2020, jour de la célébration commémorative. Maman, Gertrude est née le 29 août 1923 à St-Gabriel de Rimouski. À l’âge de 11 ans, ses parents, Aurélie Rioux et Louis-Étienne Lévesque, sont venus s’installer à St-Zénon du Lac-Humqui. Elle était la 5ème d’une famille de 16 enfants. Elle s’est mariée le 22 juillet 1939 avec Léopold Ayotte de St-Léon-Le-Grand et ils vécurent dans l’amour durant 48 ans. Leur union a fait de nous aujourd’hui une grande famille de 15 enfants dont 10 jolies filles et 5 beaux garçons, 35 petits-enfants ont suivi ainsi que 62 arrière-petits enfants dont elle était très fière. Voici maintenant quelques réflexions concernant le vécu de Maman durant ses 96 ans. Chère Maman, Nous voulons couronner ta vie vécue dans l’humilité et la prière. Tu as toujours eu le courage de vivre le réel tel qu’il était. Tu nous as montré par ta mort, dans la lucidité, l’acceptation de la souffrance et tu nous as donné un exemple de vie remplie d’amour. Tu nous disais souvent ces mots ‘’Je t’aime’’, ‘’ma chérie’’, ‘’mon ange’’, ‘’mon amour’’... Souvenons-nous de ces paroles d’amour et soyons des témoins de sa vie. Maman a quitté son enveloppe mortelle mais son Esprit est toujours vivant. Maman est avec nous. Elle est là où elle a vécu avant que son corps ne meure et elle est là avec son Dieu. Oui la mort met fin à la vie terrestre mais pas à la relation entre nous. Aujourd’hui nous te disons : Chère Maman, Merci pour ton amour inconditionnel. Nous t’aimons de tout notre coeur… Va vers la Lumière divine! Vole, vole petite Maman, Tes yeux bleus voient maintenant, Vole, vole …..tout doucement, Vers le beau Firmament. C’est beaucoup plus beau qu’on le dit, Et c’est jamais aussi loin qu’on le pense, C’est ton envol vers le Paradis, Et c’est là que les anges dansent ! En terminant, je te dis chère maman, Tu es sûrement à la Fête avec papa, embrasse-le pour nous tous… Merci et Au revoir Chère Mamie!


Facebook Partager sur Facebook

Hommage à Mme Rita MORIN, CARRÉ

Hommage à Mme Rita MORIN, CARRÉ

Hommage à madame Rita Morin, lu à la Salle des rituels de la Maison commémorative familiale Fournier, le lundi 20 juillet 2020, jour de la célébration commémorative. Grand-maman, Vous nous avez quittés depuis déjà une semaine, après 91 années bien remplies. Vous avez su au fil de ces années, nous inculquer des valeurs comme celles de la famille, de l'amour de la terre, de la bonté, de la gentillesse, de la fierté et même de l'importance d'avoir un bon sens de l'humour. Nous nous rappelons de plusieurs anecdotes sur la ferme qui nous ont été comptées. Par exemple : vous qui agissiez comme gardienne des poules, vous qui preniez soins de vos grands potagers qui permettaient de nourrir la famille tout en alimentant les vaches grâce aux navets. Tout au long de notre jeunesse, nous avons su passer de bons moments à vos côtés, en famille. Que ce soit par de petits cadeaux ponctuels ou encore par de simples repas de notre grande famille à St-Léon, nous vous remercions d'avoir joué votre rôle de grand-mère des plus belles façons. Ce rôle s'est d'ailleurs poursuivi dans notre vie d'adulte. Depuis ce moment, nous profitions de chacun de nos échanges avec vous pour en savoir plus sur vous et pour assurer la transmission de votre savoir. Tous ces échanges ont d'autant plus renforcé les valeurs que vous nous avez inculquées au fil de ces années. Nous tenons donc à vous remercier de tout ce bagage, d'avoir semé une graine dans nos esprits à tendre vers un monde auto-suffisant, tout en préservant une unité familiale forte. Nous vous souhaitons un bon voyage. Veillez sur nous en compagnie de Victoric. Vous continuerez d'illuminer notre quotidien par votre belle lumière. Jour après jour, nous vous regarderons briller dans le ciel, telle l'étoile que vous êtes devenue.


Facebook Partager sur Facebook

Hommage à Mme Laurette ST-LAURENT, SIMARD

Hommage à Mme Laurette ST-LAURENT, SIMARD

Hommage à madame Laurette St-Laurent, lu à la Salle des rituels de la Maison commémorative familiale Fournier à Amqui, le samedi 18 juillet 2020, jour de la célébration commémorative. Hommage à une femme considérable Il va sans dire qu'on se souviendra de Laurette comme étant la personne la plus douce et la plus généreuse qui soit. Sa personnalité reflétait la tendresse et la délicatesse. Toujours chaleureuse et accueillante, elle avait le coeur sur la main. Quiconque entrait chez-elle, ne ressortait jamais les mains vides. Laurette était la gentillesse incarnée. Cette femme représentait l'amour, le bonheur, la politesse, la patience, la foi, la douceur absolue. Laurette, une épouse authentique. Une partenaire de vie idéale et incomparable. Sincérité, fidélité et surtout amour, se dégageait de ses yeux pour son cher Léandre. L'amour, el vrai, comme on en a qu'un seul dans une vie. Le modèle d'une complicité à suivre. Pour le meilleur et pour le pire, jusqu'au bout. Laurette, la mère dévouée et aimante. Celle qui donnait sans compter. Une mère exemplaire qui ne disait jamais un mot plus haut que l'autre. Sa foi inébranlable faisait d'elle une mère aux valeurs positives enracinées au plus profond d'elle-même. Une éducation favorable assurée pour ses enfants. Laurette, la grand-mère que tout le monde voudrait avoir eu la chance de partager ce lien si précieux. Elle traitait ses petits-enfants avec soins et ils étaient toujours bien reçus. Le sourire aux lèvres, les bras grands ouverts, elle leur partageait son affection et leur montrait à quel point ils étaient importants pour elle. Ses câlins réconfortants, ses bisous à n'en plus finir, elle était dont heureuse de les voir à chaque fois. On pouvait voir à travers ses yeux toute la fierté qu'elle éprouvait envers eux. Laurette, l'amie appréciée de tous. Attentive, à l'écoute et bienveillante, on ne pouvait que s'attacher à sa belle personnalité et à sa grande bonté. Compréhensive et toujours pleine de reconnaissance, elle était l'amie essentielle sur qui compter. Tout compte fait, quelque soit la raison pour laquelle nous l'avons côtoyée, il en demeure une évidence que ce fut un honneur de partager des moments auprès d'elle, quelqu'en était le lien qui nous unissait. Tu étais pour nous une femme admirable et une modèle de par ta personnalité positive. Aujourd'hui, quelque part entre la lumière du soleil, de la lune et des étoiles, tu es là à veiller sur chacun d'entre nous. Saches que tu seras à jamais dans nos coeurs et que ce fut un honneur de t'avoir dans nos vies. Repose en paix maintenant, tu peux te reposer. On t'aime.


Facebook Partager sur Facebook

Hommage à M. Bertrand CHARETTE

Hommage à M. Bertrand CHARETTE

Hommage à monsieur Bertrand Charette, lu en l'église de St-Vianney, le vendredi 17 juillet 2020, jour de la célébration commémorative. Cher papa, Tous les souvenirs se bousculent et voudraient se révéler comme des témoins d'une vie merveilleuse si bien remplie. T'en souviens-tu? À quatorze ans, allant bûcher comme il fallait de la bravoure, comme il fallait de la vaillance, pour mâter ces grands billots, sauter de l'un à l'autre en se moquant des rapides et du danger. Force oblige, il fallait bien tracer sa route. Quelle fierté ressentons-nous lorsque tu deviens surintendant de chantier et du moulin. Rien ne t'arrêtait. Tu avais le vent dans les voiles... Rien ne te résistait, pas même les érables dont tu savais tirer le meilleur, quatre mille entailles, des tonnes de sucre, des heures de travail, de joies et de bonheur. La tête remplie de projets, tu étais une force vive que tu partageais avec tous. Ton titre de maire de paroisse, tu l'avais bien mérité. Neuf enfants, ce n'était pas assez. Il te fallait tout une communauté. Avec autant d'occupations, tu trouvais le moyen d'avoir du temps libre pour tout ce qui marchait à quatre pattes. Un sac sur le dos, des milles à pied et quatre jours plus tard, il était tombé. Il fallait une bonne dose de détermination, un sens aigu de l'observation, une force de caractère et des nerfs d'acier pour partir dans les bois, beau temps, mauvais temps. Et oui ! Tu nous en as fait vivre des aventures, car avec toi, rien n'était banal. Mais sans doute le plus merveilleux de nos souvenirs, c'est le dimanche lorsque tu nous conduisais au lac avec maman accompagnée de tous nos amis. Vingt-deux personnes dans la boîte du camion, toute une marmaille avec qui tu partageais ta joie de vivre. C'était la belle école de la vie. On y apprenait le partage, l'amitié et l'amour de la nature. Tu étais pour nous, un exemple par tes passions et tes ambitions. Tu nous as enseigné qu'il n'est de plus grand cadeau que celui que l'on donne. Tu nous as démontré que l'avenir prend la couleur de ce que l'on fait par amour et le temps qu'on y a investi. Ainsi quelques fois, le bonheur se trouve à la pêche, dans le bricolage et dans le jardinage. Nous te voyons encore cueillir ces petits fruits, faire tes mouches, élever tes vers pour la pêche, bâtir tes cabanes d'oiseaux et t'occuper des lapins. Avec autant de talents, si tu le pouvais, c'est certain que t'aurais pu trouver le moyen pour forcer la journée à durée toute la nuit pour te donner le temps d'arriver pour tout faire. Ce sens merveilleux de la famille, tes grandes valeurs et tous tes rêves, nous ont donné la force pour vivre et pour affronter les embûches. Surtout durant ces quatre dernières années ou la mémoire t'a faite fausse route. Tous ces dimanches chez Gratien et Louise. Que de beaux moments passés à tes côtés resteront à jamais gravés dans nos coeurs. Mission accomplie, une vie bien remplie avec tes neuf enfants, 16 petits-enfants et 21 arrière-petits-enfants. Merci ! Tes enfants qui t'aiment.


Facebook Partager sur Facebook

Hommage à M. Claude TARDIF

Hommage à M. Claude TARDIF

Hommage à monsieur Claude Tardif, composé et lu par sa fille Catherine, à la Maison commémorative familiale Fournier à Causapscal, le vendredi 3 juillet 2020, jour de la célébration commémorative. Mon papa, un homme de coeur. Tu as été le premier à me tenir la main et tu ne l'as jamais lâchée. Tu as fais le choix d'être mon père, de m'aimer toute la vie et tu as joué ton rôle jusqu'à ton dernier souffle. Jamais, j'aurais pu souhaiter avoir un meilleur papa. Tu étais pour moi une fierté. De par tes jokes plates que tout le monde aimait, jusqu'à ton regard réconfortant en passant par ton sourire en coin qui voulait tout dire. Tu n'étais pas bavard, mais tu savais comment te faire aimer. On était à l'aise avec toi car c'était jamais compliqué. Ta générosité légendaire était incomparable, toujours prêt à offrir, à donner, à partager. Tu étais un grand homme, mon père. Amoureux depuis 40 ans, papa depuis 27 ans, beau-père depuis 5 ans et papi depuis 3 ans, nous ta famille, tes amours, j'ai toujours su qu'on était ton monde entier, ton ancrage, ton bonheur. On t'aimait tellement. Les garçons t'aimaient tellement papa. Je te promets de te garder vivant dans nos coeurs. Tu peux t'envoler mon beau papillon, mon papa, premier homme de ma vie.


Facebook Partager sur Facebook

Hommage à Mme Agnès TREMBLAY, VALOIS

Hommage à Mme Agnès TREMBLAY, VALOIS

Hommage à madame Agnès Tremblay et à monsieur Georges Valois, par leur fille Michèle Ma vie avec mes parents De mon enfance à aujourd’hui, je n’ai que de bons souvenirs. Tout au long de ce parcours, nous avons eu des différends, surtout dans ma jeunesse, mais avec le temps j’ai compris l’importance d’une bonne éducation, un sens du devoir, du respect et du partage. J’ai souvenir que mes parents s’amusaient à se jouer des tours.On devenait les complices de l’un ou l’autre. Maman voulait apprendre à conduire. Papa a bien essayé mais avec la gang assise en arrière, ça devenait mission impossible. Pauvre maman, elle a abandonné. J’ai souvenir de nos ballades en camionnette, assis en arrière, parfois emmitouflés, serrés les uns contre les autres pour éviter d’avoir froid. Les dimanches de grosse chaleur, ils nous emmenaient manger une crème glacée. Petits bonheurs mais tellement agréables. Maman était une très bonne cuisinière. Elle était ma coiffeuse. Elle devait aimer car je me rappelle avoir eu des permanentes alors que j’avais déjà les cheveux frisés, sans compter le toupet trop court et le reste des cheveux toujours coupés quelques pouces de plus que demandé. Pleurant que c’était la dernière fois qu’elle touchait à ma tête, elle réussissait quand même, en me secouant un peu, à me faire une nouvelle mise en pli digne d’une maître coiffeuse. Maman était aussi toute une couturière. Avec du vieux, elle nous confectionnait de supers vêtements, presque signés grand couturier. J’ai même eu un manteau de fourrure fait par elle. J’étais la seule de mon âge à en porter un alors pas besoin de vous dire combien j’étais fière. Comme nous avions à marcher pour se rendre à l’école, elle nous cousait des habits doublés en gros lainage, et grand-maman Berthe nous tricotait des tuques, des foulards de plus d’un mètre, des bas et des mitaines doubles. On ressemblait au bonhomme Michelin, mais on avait chaud! J’ai souvenir du temps des Fêtes, sans manque d’étrennes. Ce qu’on demandait au Père Noel, nous l’avions : des superbes robes avec brillants, des jupes réversibles, tout ce qui était à la mode du moment. Pour Pâques, maman y mettait le paquet : nouveaux souliers, chapeau de paille, sacoche, gants et de nouveaux vêtements. Je pourrais vous décrire la plupart tellement j’aimais ce qu’elle faisait. Merci Maman. Je ne sais pas comment elle réussissait à tout faire, d’autant plus que papa n’était jamais là l’hiver puisqu’il partait dans les chantiers. Mais maman, fière et courageuse, tenait le phare auprès d’une famille qui grandissait avec l’arrivée des enfants, au fil des années. La vie filait. Ma mère a oeuvré pour les droits du camionnage avec mon père. Elle s’impliquait aussi dans différentes associations. Elle jouait aux quilles et régulièrement au bingo. Elle aimait les chats. Mon père, lui, a toujours été passionné par la machinerie. On passait nos journées d’été avec lui dans son camion. Mes parents étaient des gens dévoués et impliqués dans leur communauté, qui ont d’ailleurs été honorés comme parents de l’année. Nous étions alors tous là, les douze enfants, fiers comme des pans! Quand j’ai quitté le nid familial, je me suis mariée, j’ai eu deux garçons, mais j’ai également quitté ma belle Gaspésie. Mais chaque fois que nous pouvions descendre de Montréal, c’est avec beaucoup de plaisir que nous le faisions pour visiter mes parents, qui étaient également de très bons grands-parents. Quand papa a décidé de s’accorder du bon temps personnel, lui et maman venaient passer plusieurs semaines avec nous à St Damien. Plus tard à notre tour, on descendait passer l’hiver avec eux. Je garde tellement de beaux souvenirs de ces moments, notamment nos parties de crible, moi Jean-Luc et ma mère. Je me rappelle aussi que chaque fois que je me présentais aux élections municipales, mes parents se faisaient un plaisir et une grande fierté d’être présents. Nous avons fait deux voyages ensemble, en Floride et à Cuba. Je me considère très chanceuse d’avoir vécu tout ça avec mes bons parents. Merci maman, merci papa. Merci la vie. La vie est courte et je me dis qu’on a su bien la remplir, ensemble. Si j’avais un souhait à faire, je demanderais qu’on puisse revivre ces beaux chapitres. Chers parents, vous n’êtes plus là, mais j’ai une demande à vous soumettre. S’il vous plait, veillez à ce que notre famille reste unie, les uns aux autres, comme si vous étiez encore avec nous. Faites que le respect et l’amour soient présents pour toujours. Voilà, vous vous êtes retrouvés. À nous maintenant de transmettre vos valeurs et votre histoire pour que nos enfants et petits-enfants connaissent qui étaient grand-maman Agnès et grand-papa Georges. Amour et tendresse Votre fille Michèle


Facebook Partager sur Facebook

Hommage à M. Jean-Guy BEAULIEU

Hommage à M. Jean-Guy BEAULIEU

Hommage à monsieur Jean-Guy Beaulieu, lu par son fils Jean-Michel, en l'église de Sayabec, le samedi 22 février 2020, jour de la célébration commémorative. Cher papa, Nous t’aimons beaucoup et nous sommes très reconnaissants de t’avoir eu en tant que père, grand-père, frère et ami. Tu étais attentionné, serviable et unique aux yeux de toute ta famille. D’une patience incarnée, tu n’élevais jamais la voix, peu importe la situation. Ton calme et ton sens de l’organisation nous guidaient à chaque décision que l’on avait à prendre. Les valeurs auxquelles tu tenais, tu nous les as transmises et sois assuré que nous mettrons en pratique ce que tu nous as enseigné. Ton humour rendait le sourire à tous. Très taquin à tes heures, tu te faisais un plaisir fou à nous faire étriver… que ce soit aux cartes, au téléphone ou tout simplement lors d’un match de hockey à la télévision. (Vous le savez sûrement, papa avait les Nordiques tatoués sur le cœur.) Alors, tu prenais le temps, à l’occasion, de te déplacer pour venir nous porter une boîte de kleenex lorsque les Canadiens de Montréal perdaient, soit disant pour sécher nos larmes. Lors de nos soupers de famille, tu aimais faire sourire tes petits enfants en leur disant que ce sont les plus beaux qui sont servis en premier, étant donné que c’était souvent …enfin presque toujours toi, qui étais le premier servi. Tu as mis beaucoup d’efforts dans ton travail et tu as assumé à merveille ton rôle d’époux, de père et de grand-père. Tu étais notre pilier, notre phare. Malgré tous les problèmes que tu as rencontrés dans le passé, tu n’as jamais perdu ton sourire, ton courage et ta détermination. Tu étais un combattant. Tu étais vraiment important pour nous tous et tu occuperas toujours une grande place dans chacun de nos cœurs. Veille bien sur nous de là- haut, tu vas nous manquer….on t’aime fort et on te souhaite un ciel rempli d’amour. Hommage à monsieur Jean-Guy Beaulieu, lu par son confrère LION Jacques Pelletier, en l'église de Sayabec, le samedi 22 février 2020, jour de la célébration commémorative. Concerné par le bien-être de sa communauté, Jean-Guy a été membre fondateur et premier secrétaire du club Lions de Sayabec, en 1974. Déjà, le ton était donné. Il commençait dans le Lionisme une carrière qui le mènerait aux plus hautes sphères de ce mouvement voué à l’aide aux personnes les plus vulnérables de la société. Au sein de son club, Jean-Guy a occupé à plusieurs reprises tous les postes de responsables, dont ceux de secrétaire pendant 7 ans, et de président à 4 reprises. Il a de plus travaillé au sein de nombreux comités. Ses compétences et son engagement l’ont conduit à siéger de nombreuses années au Cabinet du district A-14, jusqu’à en devenir le Gouverneur en 1992-93. Cette lourde responsabilité l’a amené à superviser les clubs Lions de tout l’Est du Québec, de la Gaspésie, de la Côte Nord, des Îles de la Madeleine jusqu’à Saint-Pierre et Miquelon. Il serait trop long d’énumérer toutes les charges qu’il a assumées au long de ses 46 années de lionisme. Précisons, cependant, que la certitude des bienfaits d’un club Lions pour une communauté l’a incité à promouvoir la fondation de clubs dans plusieurs municipalités environnantes. Que ces clubs n’existent plus aujourd’hui n’enlève rien à son mérite. Il était persuadé qu’un club Lions était un + pour les gens d’une ville ou d’un village, et il posait les gestes en conséquence. Jean-Guy n’était pas avare de ses connaissances, et en a fait profiter de nombreux confrères et consœurs en étant animateur de divers ateliers de formation lors des congrès annuels des Lions. Au cours des dernières années, il avait un peu ralenti à cause de ses problèmes de santé, mais il continuait de s’impliquer en soutenant ceux et celles qui l’avaient remplacé à des postes de responsables au sein du club. Il travaillait un peu plus dans l’ombre, toujours fidèle à la devise des Lions, Nous Servons. Pendant sa vie de Lion, il a contribué à aider des jeunes, des aînés, des personnes affectées par la maladie, mais aussi sa communauté par sa contribution à la réalisation de projets majeurs comme la modernisation de l’aréna, et le centre communautaire. Les Lions étaient sa 2e famille. Nous sommes confrontés à la perte d’un mari, d’un père, d’un frère, d’un grand-père, mais aussi d’un confrère et d’un ami qui restera irremplaçable. Jean-Guy était membre à vie au sein des Lions, et nul doute qu’il aurait souhaité fêter en grand le 50e anniversaire du club.


Facebook Partager sur Facebook

Hommage à Mme Clothilde MC NICOLL, RIOUX

Hommage à Mme Clothilde MC NICOLL, RIOUX

Hommage à madame Clothilde Mc Nicoll, composé par sa fille Martyne et lu en l'église d'Amqui, le samedi 15 février 2020, jour de la célébration commémorative. Avant de rendre hommage à maman, je voudrais dire à ma tante Louise, et à vous tous, chers parents, chers amis, un immense merci d’être là pour partager avec nous, mes trois enfants, Mélanie, Isabelle et Martin, mes 7 petits-enfants, et moi-même, la peine qui nous afflige en ce moment avec le départ de maman. Vous tous et toutes qui avez bien connu et aimé maman, merci pour votre support alors que nous la reconduisons vers sa dernière demeure. Je tiens aussi à dire un merci bien spécial à Monique Mc Nicoll pour son soutien et l’immense travail d’accompagnement qu’elle a fait auprès de maman depuis les dernières années. Comme je demeure à Québec, je ne pouvais être présente auprès de maman comme je l’aurais voulue, alors c’est Monique qui a pris la relève en faisant un travail colossal pour aider maman. Merci aussi à Diane Mc Nicoll qui a souvent pris la relève de Monique lorsque cette dernière était prise ailleurs. Enfin, merci à Lisette Pelletier qui a rendu bien des services elle aussi. Ma chère maman… Elle ne m’a pas donné la vie, elle m’a mise au monde. Papa et elle, m’ont donné un nom, un foyer, une bonne éducation et deux belles familles: Mc Nicoll et Rioux. Toutes ces personnes m’ont également adoptée et beaucoup aimée, et, en retour, je les aime aussi de tout mon cœur. Enfin, par-dessus tout cela, maman m’a donné son cœur, son amour et toute sa vie. Le 18 juin prochain, ça fera 50 ans que papa est décédé. Il n’avait que 52 ans; j’en avais seulement 17. C’était bien trop tôt pour perdre mon papa. Aujourd’hui, au-delà de la douleur qui m’habite, je rends grâce à Dieu pour ces 50 années de plus qu’Il a accordées à maman et qui m’ont permis de l’avoir aussi longtemps près de moi. Il lui a accordé plus de 101 années de vie: ça commence à être un âge vénérable, n’est-ce pas? Pour moi, pour mes enfants et mes petits-enfants, et pour combien d’autres personnes encore, maman a été un modèle de courage à travers toutes les épreuves qu’elle a traversées. Elle a été un modèle de détermination tout au long de sa vie, autant dans son quotidien, que dans le bénévolat qu’elle a fait pendant de très longues années: qu’il s’agisse du travail effectué auprès des malades de l’hôpital, de son importante implication pour la Société Canadienne du cancer pendant une trentaine d’années, ou encore, de son ministère pastoral qui a été d’aller porter régulièrement l’Eucharistie aux malades dans les Résidences de personnes âgées. Sa grande force morale et spirituelle, son immense générosité et le don d’elle-même dont elle a fait preuve tout au long de sa vie envers tous ceux et celles qu’elle a côtoyés, tout cela fut porté par sa foi indéfectible au Christ ressuscité. Comme Lui, elle a noué le tablier et s’est mise au service des autres sans compter. Et que dire encore de sa prière confiante et fervente en la sainte Providence. Depuis que je suis toute petite, je l’ai tellement entendue souvent me dire: « mets-ça dans les mains de la Providence ». « Fais confiance ». Jamais elle n’a baissé les bras, jamais elle n’a désespéré. Il y aurait encore tant et tant à dire pour lui rendre hommage, mais chacun, chacune de nous pourra le faire à sa manière en union de cœur et d’esprit avec elle. Maman, tu m’as toujours dit que j’étais ton rayon de soleil. Aujourd’hui je te dis que tu continueras à jamais à être, avec Jésus et Marie, la lumière qui me guide à tous les jours, et l’étoile brillante et scintillante de mes nuits. Va maintenant! Va vers tous ceux et celles qui sont déjà rendus dans les bras du Père et qui t’attendent, dans ce lieu où il n’y a plus ni souffrance, ni douleur, mais la Vie en abondance pour l’Éternité. Repose-en paix et sois assurée que tu vivras toujours dans mon cœur. Je t’aime, maman! Ta fille unique, ton rayon de soleil, xxx Martyne !


Facebook Partager sur Facebook

Hommage à Mme Madeleine POIRIER, FALLU

Hommage à Mme Madeleine POIRIER, FALLU

Hommage à madame Madeleine Poirier, lu en l'église de Sayabec, le samedi 4 janvier 2020, jour de la célébration commémorative. HOMMAGE À NOTRE MÈRE, MADELEINE POIRIER Maman, pour tes 90 ans, il y a trois ans, toute la famille s’était réunie, avec tante Yvette, pour souligner l’événement. Pour l’occasion, nous avions préparé un texte pour te rendre hommage et tracer les grandes lignes de ta vie. Nous avons voulu nous inspirer de ce texte pour partager avec tous ceux qui sont ici présents ce portrait qui te représente si bien. Maman, c’est ton prénom, Madeleine, qui a servi de fil à cet hommage. Ce seul prénom évoque pour nous tous, le doux sourire d’une maman, les gâteries d’une mamie ou le regard bienveillant d’une grand-mamie. Le seul prénom Madeleine déclenche en nous plein de beaux souvenirs ! Le mot madeleine désigne aussi un petit gâteau en forme de coquillage. Le gâteau est devenu célèbre grâce à un romancier français du début du 20e siècle, Marcel Proust. Dans son oeuvre «À la recherche du temps perdu», Proust a écrit une scène où le personnage trempe un petit gâteau, une madeleine, dans une tasse de thé. Il est alors instantanément replongé dans son enfance, lorsqu’il prenait le thé avec sa tante tout en dégustant des madeleines. La scène est tellement forte que l’expression « une madeleine de Proust » a fini par désigner n’importe quel objet, n’importe quelle odeur, bruit, saveur, ou encore n’importe quel geste du quotidien, qui instantanément nous rappelle un souvenir. Pour cet hommage, tous les membres de la famille ont partagé spontanément quelle était leur madeleine de Proust, c’est-à-dire quel objet ou quel geste qu’ils font ou qu’ils observent chez leurs enfants, leur rappelle un souvenir associé à toi, maman. Parmi le lot de souvenirs, nous avons réussi à faire ressortir quatre grandes madeleines, auxquelles on a pu rattacher tout plein de petites madeleines. Alors voici, dans l’ordre ou dans le désordre, les quatre grandes madeleines de ta famille. Machine à coudre La première madeleine est un objet, mais elle peut tout aussi bien être son bruit, car c’est là où son pouvoir d’évocation est le plus fort : la première madeleine c’est le ronron d’une machine à coudre. La machine à coudre, pour nous tous, c’est cette douce musique qui nous a accompagnés vers le sommeil, tandis que toi maman, notre inépuisable maman, tu travaillais tard dans la soirée pour terminer un vêtement ou donner un second souffle à un vêtement usé. La machine à coudre, ça nous rappelle aussi ta créativité, tes doigts de fée qui nous ont permis de toujours être bien mis et de pouvoir suivre les tendances. Car si tu as la réputation de toujours avoir été coquette, tu l’étais aussi pour nous tous, tes enfants. La machine à coudre, au-delà de la coquetterie et de la mode, c’était aussi faire durer les vêtements... Avec sept bouches à nourrir, sept cerveaux à éduquer et sept garde-robe à garnir, tes talents de couturière venaient s’ajouter à ta formidable capacité de gérer la maisonnée. Avec toi, rien ne se gaspillait, tout était recyclable, et tu avais l’art de t’adapter à toutes les situations. La machine à coudre, c’est aussi mais surtout le lieu des confidences : c’était ton petit confessionnal. Nous avons tous le souvenir d’avoir été assis à tes côtés, à t’observer enfiler habilement le fil dans l’aiguille ou actionner les différents boutons de ta machine, et de t’avoir raconté nos petites et nos grandes peines, nos inquiétudes, nos problèmes, mais aussi nos joies et nos découvertes. Nous savions que nous allions trouver une oreille attentive, d’une grande ouverture, sans jugement, que tu allais savoir trouver les mots justes pour nous consoler, nous rassurer, nous encourager, nous motiver... La machine à coudre, c’est notre grand moulin à souvenirs... Maillot de bain Un petit maillot rouge se trouve dans un tiroir au chalet familial. C'est celui que nous, les filles, avons toutes porté. Il représente notre seconde madeleine. La seule vue de ce vêtement évoque ces jours d'été passés au chalet avec maman. Ce maillot nous rappelle ces moments de proximité familiale, de bonheur simple. Il faut dire que sans eau chaude, sans douche et sans bain, la vie n'était pas si simple, mais jamais tu ne te plaignais, car je crois que tu savais parfaitement que ces semaines étaient magiques pour nous. Tu nous enseignais le plaisir d'être ensemble, sans exiger plus de confort puisque l'essentiel n'était pas là. Tu nous disais: «Allez jouer dehors!» et on obéissait sans rechigner, tout heureux de passer la journée dans le lac ou dans le bois. Tu instaurais déjà en nous ce besoin et cette habitude d'être dans la nature, de s'oxygéner, de profiter du beau temps. Jusqu’à l’été dernier, tant que tu en as eu la possibilité, tu as ressenti constamment ce besoin de prendre ta petite marche, de prendre l'air. Nous avons tous hérité de ce besoin. Nous avons tous intégré ta maxime : Allez jouer dehors ! Petite fraise La troisième Madeleine peut prendre différentes formes, mais pour moi, elle est particulièrement évocatrice si je la découvre avec surprise, au gré d’une promenade en été, en soulevant au hasard une feuille : vous l’aurez deviné, je parle de la p’tite fraise des champs. Que de souvenirs sont associés à ce petit fruit rouge ! Il nous replonge tout de suite au coeur d’une chaude journée de juillet, accroupis pendant d’infinis heures, livrés à la voracité des maringouins, mais dédiés à cette activité familiale sacrée. La p’tite fraise nous ramène aussi à des leçons de persévérance. Il en fallait de la patience pour remplir nos vaisseaux une fraise à la fois, chaque fraise devant faire l’objet d’une recherche désespérée. Mais tu avais le don, maman, de nous encourager, de nous amener à poursuivre, nous appelant lorsque tu avais découvert une talle, nous incitant à voir notre vaisseau à moitié plein et non à moitié vide, dans ton éternel optimisme. Sans t’en rendre compte ou peut-être que oui finalement, car cette attitude ne se manifestait pas que dans le champ de fraises, tu nous inculquais ce goût d’aller au bout des choses, de ne pas baisser les bras, de ne pas abandonner un projet une fois qu’il est entrepris. La p’tite fraise nous ramène aussi à des leçons de minutie. Car il ne suffisait pas de remplir son vaisseau, il fallait que chaque fraise soit ramassée proprement, équeutée s’il vous plaît, sans brindilles, sans feuilles, sans bestioles... C’est sûr qu’on rechignait, mais on apprenait là les bases du travail bien fait, du travail efficace, qui allait sauver de nombreuses heures en soirée, qui serait plus rapidement consacrée à la préparation de ce qui est certainement une autre grande madeleine : la confiture de petites fraises. La confiture de petites fraises est le déclencheur d’une émotion précieuse. Celle associée aux douceurs préparées par une maman. Et elle nous entraîne vers toute une série de madeleines qui provoquent le même sentiment : le sublime short cake aux fraises, le décadent domino, l’inégalable tarte aux cerises, le classique carré à l’érable... et tant d’autres desserts qui ont accompagnés tous nos repas d’enfance. Pour les filles particulièrement, ces desserts les ramène dans la cuisine de la maison familiale, le samedi matin, alors qu’elles te prêtaient main forte, intégrant peu à peu ton savoir-faire, complices et coéquipières, fières de la confiance d’une mère qui les considérait assez responsable pour participer aux tâches des grandes. La douceur que ces desserts évoque, c’est la douceur perceptible au palais, évidemment, mais c’est aussi la douceur de caractère de celle qui y mettait tout son amour. Cette douceur qui terminait chaque repas était en quelque sorte le symbole de la douceur du climat familial, de l’harmonie que tu souhaitais, maman, voir régner non seulement lors des repas, mais en toute circonstance. Ton souci d’équité, de respect de l’autre, d’absence de médisance, d’honnêteté, de justice ont contribué jour après jour à préserver la douceur de vivre au sein de notre famille. Finalement, découvrir une petite fraise dans un champ, c’est la clé qui ouvre vers un monde irremplaçable où règne ta douceur, maman. Tire Sainte-Catherine Notre quatrième madeleine fait également resurgir des souvenirs gustatifs. Il s'agit de la tire Sainte-Catherine. Pendant de nombreuses années, tu nous mettais à contribution afin de faire à la main la fameuse tire. On l'étirait et l'étirait jusqu'à ce qu'elle soit bien dorée. Ensuite, nous l'enveloppions dans du papier ciré. Il faut dire que cette activité avait un but. Cette tire allait être distribuée au bingo de la Sainte-Catherine de l'Afeas. En effet, maman, tu as toujours été impliquée dans ton milieu. On n'a qu'à penser au journal L'Echo sayabecois, à la bibliothèque municipale, au tricothon, à l'Afeas, etc. Tu étais une femme au foyer, mais ton univers ne s'est jamais limité à la maison. Tu as toujours su maintenir un équilibre dans ta vie. Tu as toujours eu ta petite gang d'amies de filles, ton petit groupe de femmes avec qui tu tissais, tu tricotais, tu faisais du macramé. Papa et toi aviez de nombreux loisirs avec vos amis comme la danse et la motoneige. Même après cette grande transition qu’a été ton installation au Havre de l’estuaire à Rimouski, nous sommes restés impressionnés de te voir aller, dans ton nouveau chez toi. Tu t'es créé un nouveau cercle d'amis, et tu as su établir des relations significatives rapidement, dont celle avec ta grande complice Dolorès. Quelle femme tu étais ! Tu as su garder jusqu’à la fin le goût d'être partie prenante de la vie qui t'entoure, de saisir toutes les opportunités pour avoir une vie riche de rencontres et d'apprentissages. Cette curiosité d'apprendre, tu nous l'as transmise à nous les enfants, mais aussi à tes petits et arrière-petits-enfants. En somme, ces quatre madeleines nous ont permis de nous rappeler que sans toi, maman, cette famille ne serait pas ce qu'elle est. Chacun de nous porte ton héritage avec fierté. En plus de tous ces souvenirs que tu nous laisses maman, tu nous as donné dans les derniers mois d'importantes leçons de vie. Entre autres, des leçons de lâcher-prise et d’acceptation face à l’inévitable. Tu as ouvert encore plus grand ton cœur et tu nous as permis d’ouvrir le nôtre encore plus grand aussi. Tu nous as fait comprendre que la mort c’est grand, c’est plein de vie dedans, comme dit la chanson de Félix Leclerc. Pour tout cela, merci ! Maman, nous t’aimons de tout coeur et nous t’aimerons pour l’éternité !


Facebook Partager sur Facebook
Pages :
Nous suivre